Le parasite Echinococcus multilocularis est responsable d’une zoonose grave représentant environ 40 nouveaux cas par an en France. Son cycle de vie est basé sur la relation proie-prédateur entre le renard roux et les micromammifères de types campagnol. Actuellement, la zone d’enzootie connue du parasite représente 48 départements de la moitié nord-est de la France. Un groupe projet au sein de la plateforme ESA rassemblant des experts autour du Laboratoire National de Référence (LNR) Echinococcus spp. a élaboré et validé un protocole de surveillance chez le renard à partir de fèces qui a pu être testé sur le département de l’Essonne. Au total, les deux collectes de fèces ont permis d’obtenir 268 fèces mais seulement 159 confirmées par biologie moléculaire comme du renard sur les 199 requises pour pouvoir détecter une prévalence de 2%. Toutefois, le génome du parasite a été détecté par PCR en temps réel dans trois fèces de renards pour une prévalence de 1,9% (IC95% : 0,4-5,4) similaire au niveau détecté précédemment. La recherche de fèces dans un nombre de parcelles 30% supérieur au nombre de fèces à collecter, et en y consacrant au maximum 20 min par parcelle, devrait permettre d’optimiser l’efficacité de la collecte. Le coût de la surveillance par département a pu être estimé entre 15 000 et 17 000€. L’ensemble de ces enseignements obtenus lors de ce test de déploiement du protocole non invasif de la surveillance d’E. multilocularis devait permettre sa mise en place future en ciblant les départements en bordure de la zone d’enzootie connue au sein de la moitié nord-ouest encore non investiguée.
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Plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire – publié le
23/07/2021
les plans de surveillance de la résistance aux antibiotiques de Salmonella, Escherichia coli, Enterococcus et Campylobacter mis en œuvre dans les filières animales en France – publié le
01/11/2012
Depuis 1999, la Direction générale de l’alimentation (DGAL) du ministère en charge de l’agriculture et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail(Anses) surveillentla résistance aux antibiotiques, dans les denrées animales et d’origine animale. Chez les animaux de rente, cette surveillance concerne, Salmonella, Campylobacter, Escherichia coli, et les entérocoques et répond des exigences de la réglementation européenne. Ces plans de surveillance peuvent être mis en œuvre aux stades de l’abattoir, de l’atelier de découpe, de la distribution ou de l’élevage, pour les volailles, les porcs ou les bovins. Un réseau de laboratoires (comprenant des laboratoires départementaux et de l’Anses) réalise les analyses et détermine les profils de résistance des souches de bactéries isolées. Les résultats des dernières années sont présentés pour les céphalosporines de 3e et 4 e générations, les fluoroquinolones et les macrolides. Beaucoup de données ont été recueillies grâce à cette organisation, mais il serait utile d’harmoniser les systèmes de surveillance au niveau européen. Enfin, le dispositif français sera amélioré avec la mise en œuvre de plusieurs mesures du plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire.