La France hexagonale et l’île de La Réunion sont officiellement indemnes de maladie d’Aujeszky en élevages de suidés. Cependant le virus circule toujours dans la population de sangliers sauvages comme le montre la détection régulière de chiens de chasse contaminés après un contact avec un sanglier. En 2024, aucun foyer n’a été identifié sur l’île de La Réunion. En France hexagonale, aucun foyer n’a été détecté en élevages de sélection-multiplication, mais cinq foyers ont été détectés en élevages plein-air (trois élevages de production de porcs domestiques, un porc d’agrément, et un élevage de sangliers). Ces foyers ont eu pour conséquence la suspension temporaire du statut indemne des départements concernés. Dans un contexte de baisse du taux de réalisation de la prophylaxie annuelle, observée en 2023 et confirmée en 2024, il est important de rappeler l’importance de maintenir la surveillance sérologique de tous les élevages plein-air, particulièrement exposés aux contacts avec les sangliers.
- Vouliez-vous dire
- visite sanitaire" changement="deblanc
[SSA] Bilan de la surveillance de Trichinella spp chez les animaux de boucherie sur la période 2017 – 2019: évolution de la règlementation – publié le
28/05/2021
La période 2017-2019 a vu la mise en place, au plan national, de la reconnaissance des élevages porcins en hébergement reconnu contrôlé vis-à-vis du risque de contamination par la trichine (HRT), ou non contrôlé (HNRT). Ainsi, la majorité des élevages hors sol (90,97 %) a été reconnue dans la catégorie des HRT, tandis que les porcs plein-air, par définition, relèvent de la catégorie des porcs HNRT.
Depuis la mise en place de cette évolution réglementaire, la France est en position de déroger au contrôle systématique de tous les porcins HRT, tout en devant conserver une surveillance de ces élevages avec une analyse directe et par sondage de 1/1000 des porcs charcutiers. Chaque année, la France présente une prévalence inférieure à 1x10-6 avec une probabilité d’au moins 95 %. Seuls restent contrôlés systématiquement tous les porcs HNRT et plein air, les porcs reproducteurs, les sangliers d’élevages, les sangliers sauvages dont la viande est mise sur le marché et les équins.
Les outils connectés en apiculture: évaluation de leurs applications auprès des apiculteurs français – publié le
28/12/2018
L’effondrement des colonies d’abeilles et plus généralement des populations de pollinisateurs dans le monde, est un phénomène observé depuis de nombreuses années. De nos jours les causes de ce déclin sont connues, mais il est difficile de comprendre leurs dynamiques et par conséquent de prédire leurs impacts. Les apiculteurs et les chercheurs peinent à mettre en place des techniques préventives efficaces pour protéger les colonies et limiter les pertes hivernales. Les nouveaux outils technologiques apicoles pourraient être une aide précieuse pour permettre une surveillance continue et précise des colonies, et ainsi appréhender au mieux leurs besoins. Une meilleure gestion des ruchers grâce à ces nouvelles technologies serait une solution pertinente pour prévenir les mortalités et améliorer le rendement des ruchers. Ces outils semblent également faciliter la détection et prévenir l’apparition des parasites et maladies. Afin de démontrer leur intérêt sur le terrain nous avons interrogé les apiculteurs français qui nous ont transmis leurs expériences et avis sur les balances connectées, les capteurs de température et d’hygrométrie et les systèmes antivol, entre autre.
Impact de la température sur la mortalité bovine: brève revue – publié le
28/12/2018
Le changement climatique affecte à la fois la santé humaine et animale. L’augmentation de la fréquence et de l’intensité des épisodes climatiques exceptionnels entraîne un intérêt accru sur l’effet de la température sur la mortalité. Le sujet a été étudié de façon intensive chez l’Homme et les effets associés à différentes expositions à des températures stressantes ont été analysés, que ce soit l’effet de la chaleur, du froid, du très grand froid ou encore des canicules et des vagues de froid. En revanche, la question a été assez peu explorée chez les animaux d’élevage. Cet article présente une synthèse des travaux réalisés ces dernières années sur le sujet dans l’espèce bovine.