Cet article dresse le bilan de la surveillance de la brucellose bovine en France entre 2015 et 2019. Les dispositifs de surveillance évènementielle (qui repose sur la déclaration des avortements), de surveillance programmée (réalisée par dépistage sérologique) et de police sanitaire ont démontré l’absence de foyers de brucellose dans les élevages bovins pendant toute cette période. Ces résultats confirment la situation indemne du pays. Cependant, cette bonne situation conduit à la présence de réactions faussement positives lors des opérations de surveillance évènementielle ou programmée et à une certaine démotivation pour la surveillance évènementielle de la part des acteurs de terrain.
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[MRE] Bilan de la surveillance de la brucellose bovine en France entre 2015 et 2019 – publié le
12/27/2021
Surveillance des polluants organiques persistants dans les denrées alimentaires d’origine animale en 2015 – publié le
12/24/2019
En France, les denrées alimentaires sont régulièrement contrôlées dans le but de suivre les niveaux de contamination dans les productions nationales et importées. Cette surveillance permet de suivre des tendances et de s’assurer du respect des teneurs maximales imposées par la réglementation. Cet article s’intéresse au dispositif de surveillance piloté par la direction générale de l’alimentation (DGAL) en 2015, relatif aux polluants organiques persistants (POP) : dioxines et polychlorobiphényles (PCB), retardateurs de flammes bromés (RFB) et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans les denrées animales. Une mise en perspective par rapport aux résultats obtenus en 2014 est également proposée.
En 2015, plusieurs plans (aléatoires et/ou ciblés) ont été mis en oeuvre pour le suivi des teneurs en POP dans les denrées animales (principalement encadrées par le règlement CE n°1881/2006), soit 4 827 prélèvements dont une grande majorité concernant les PCB dioxin-like (DL) et dioxines (2 256 prélèvements) ainsi que les PCB non dioxine like (NDL) (2 264 prélèvements). Ce nombre de prélèvements est légèrement inférieur à celui de 2014 (4 932 prélèvements) mais, pour ces deux années, le constat est identique : les niveaux de contamination observés restent faibles et les non-conformités sont peu fréquentes (moins de 1 %). Les non-conformités observées portent exclusivement sur des échantillons de poisson (HAP, dioxines et PCB) ou de viande de gibier (dioxines et PCB).
Toutefois, il faut souligner la difficulté pour interpréter les résultats obtenus du fait des faibles nombres de prélèvements, des changements avérés ou potentiels dans les matrices prélevées (denrées de natures, de lieux d’origine, etc.), et de l’échantillonnage des prélèvements, qui selon les plans peut être aléatoire ou ciblé.