Le parasite Echinococcus multilocularis est responsable d’une zoonose grave représentant environ 40 nouveaux cas par an en France. Son cycle de vie est basé sur la relation proie-prédateur entre le renard roux et les micromammifères de types campagnol. Actuellement, la zone d’enzootie connue du parasite représente 48 départements de la moitié nord-est de la France. Un groupe projet au sein de la plateforme ESA rassemblant des experts autour du Laboratoire National de Référence (LNR) Echinococcus spp. a élaboré et validé un protocole de surveillance chez le renard à partir de fèces qui a pu être testé sur le département de l’Essonne. Au total, les deux collectes de fèces ont permis d’obtenir 268 fèces mais seulement 159 confirmées par biologie moléculaire comme du renard sur les 199 requises pour pouvoir détecter une prévalence de 2%. Toutefois, le génome du parasite a été détecté par PCR en temps réel dans trois fèces de renards pour une prévalence de 1,9% (IC95% : 0,4-5,4) similaire au niveau détecté précédemment. La recherche de fèces dans un nombre de parcelles 30% supérieur au nombre de fèces à collecter, et en y consacrant au maximum 20 min par parcelle, devrait permettre d’optimiser l’efficacité de la collecte. Le coût de la surveillance par département a pu être estimé entre 15 000 et 17 000€. L’ensemble de ces enseignements obtenus lors de ce test de déploiement du protocole non invasif de la surveillance d’E. multilocularis devait permettre sa mise en place future en ciblant les départements en bordure de la zone d’enzootie connue au sein de la moitié nord-ouest encore non investiguée.
Bilan de la surveillance de Trichinella spp. chez les animaux de boucherie sur la période 2023- 2024 – publié le
03/18/2026
Trichinella spp. est un parasite zoonotique soumis à une règlementation Européenne imposant un contrôle des animaux sensibles destinés à la consommation humaine. En France, cette surveillance concerne les porcs, les chevaux et les sangliers.
Le bilan de la période 2023-2024, s’inscrit dans la continuité des années précédentes avec la circulation de T. britovi en Corse chez les populations de porcs domestiques et dans le Sud de la France continentale chez les sangliers, principalement dans les Pyrénées. Cependant, T. britovi a aussi été isolé chez un sanglier dans le département du Jura. Ainsi, la circulation de Trichinella spp. chez ces animaux à risque rappelle aux consommateurs de gibier la nécessité d’effectuer les contrôles sanitaires permettant de garantir l’absence de larves dans les viandes.
Bilan de la surveillance de Trichinella spp. chez les animaux de boucherie sur la période 2020- 2022 – publié le
06/18/2024
Trichinella spp. est un parasite zoonotique soumis à une règlementation Européenne imposant un contrôle des animaux sensibles destinés à la consommation humaine. En France, cette surveillance concerne les porcs, les chevaux et les sangliers.
Le bilan de la période 2020-2022, s’inscrit dans la continuité des années précédentes avec une endémicité de T. britovi en Corse chez les populations de porcs domestiques et la circulation de T. britovi chez les sangliers dans le Sud de la France. Un événement nouveau sur cette période concerne la détection de T. spiralis chez deux sangliers dans les Pyrénées Orientales. Ces deux animaux ont été détectés après la survenue de cas humains, l’analyse officielle n’ayant pas été faite avant consommation. Ainsi, la circulation de Trichinella spp. chez ces animaux à risque rappelle aux consommateurs de gibier la nécessité d’effectuer les contrôles sanitaires permettant de garantir l’absence de larves dans les viandes.
[MRE] Bilan de la surveillance des maladies réglementées et des troubles de santé de l’Abeille mellifère domestique Apis mellifera de 2017 à 2019 – publié le
12/27/2021
Sur la période 2017-2019, l’État a mis en œuvre ou subventionné différents dispositifs et systèmes de surveillance chez les abeilles mellifères domestiques (Apis mellifera) :
- Des dispositifs de surveillance de dangers sanitaires biotiques règlementés. Quatre dangers sanitaires étaient classés en dangers sanitaires de 1ère catégorie pendant cette période : Paenibacillus larvae (agent de la loque américaine), Nosema apis (agent de la nosémose), Tropilaelaps spp. (agent de la tropilaelose), Aethina tumida (le petit coléoptère des ruches) et deux en 2e catégorie : Vespa velutina var. nigrithorax (frelon asiatique à pattes jaunes) et Varroa destructor (agent de la varroose). Les résultats de ces dispositifs de 2017 à 2019 ont confirmé l’absence des deux agents exotiques, Tropilaelaps spp. et A. tumida sur le territoire national, la présence enzootique de la loque américaine et de V. destructor, la détection de ce parasite sur l’île de La Réunion et la progression de l’aire de répartition du frelon asiatique à pattes jaunes (six nouveaux départements colonisés). Aucun foyer de nosémose à N. apis n’a été confirmé pendant cette période.
- Un dispositif de surveillance des mortalités massives aiguës d'abeilles adultes avec suspicion d'intoxication géré par l’Etat, révisé en 2018.
- L’Observatoire des mortalités et des affaiblissements de l’abeille mellifère (OMAA) créé en 2017 et une enquête nationale de mortalité hivernale des colonies d’abeilles (ENMHA) lancée en 2018.
Sur cette période, ces différents dispositifs, l’Observatoire et l’Enquête se sont appuyés pour la plupart sur l’expertise de groupes de travail dédiés de la Plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale (Plateforme ESA).
NIVEAUX D'INFESTATION PAR LES ANISAKIDAE CHEZ SEPT ESPECES DE POISSON PRELEVEES AU STADE DE LA DISTRIBUTION EN FRANCE – publié le
04/04/2019
Les nématodes de la famille des Anisakidae sont présents au stade larvaire chez de nombreuses espèces de poissons et céphalopodes fréquemment consommées en France. Ces parasites peuvent induire des pathologies digestives et/ou allergiques chez l’Homme suite à la consommation de produits de la pêche infestés. L’objectif du plan de surveillance 2017 était d’estimer les niveaux d’infestation par ces parasites, des poissons mis sur le marché, quelle que soit leur présentation au consommateur final, et par conséquent, de contribuer à l’évaluation de l’exposition du consommateur. Les niveaux d’infestation observés selon des méthodes de détection non destructives (utilisées par les professionnels) et par une méthode de détection destructive et exhaustive ont été comparés. Sept espèces de poissons d’importance commerciale ont été sélectionnées et 205 échantillons ont été analysés. Les prévalences d’infestation observées par la méthode exhaustive variaient entre 29,7 % (lieu noir) et 88,9 % (merlan) et étaient significativement différentes entre les espèces de poisson. Le lieu noir présentait les nombres de parasites moyen et maximal les plus faibles (4 et 16) et le merlu les plus importants (132,1 et plus de 906). Les flancs des poissons étaient significativement plus infestés que les filets. Les parasites qui ont été identifiés appartenaient majoritairement à l’espèce Anisakis simplex.